31.10.2005

A dieu Ramadan, bienvenu l'Aïd

Je suis soulagé..ouf

Le mois de ramadan touche à sa fin, juste quelques jours encore. Tout le monde se prépare déja à l'Aïd : C'est le jour de la fête (du moins pour les enfants). Bon, il vrai que toutes les occasions religieuses ont perdus beaucoup de leur charme d'antant mais ça reste comme même la fête. Tout le monde va embrasser tout le monde. Cela ne me gêne pas pour autant, quitte que ce soit humain et non un acte machinal dénué de tout sens

11.10.2005

Ma ville ?

J’hésitais à donner le nom pour garder l’anonymat. Mais c’est pas aussi grave que ça..

Alors ma ville est Sousse. C’est la Tunisie.

J’ai mis quelques images en ligne (bien sur ne montrant que la belle face, pour le reste on s’intéresse pas), je les collectés sur Internet (j’ai pas de photos de ma ville !). Droit d’auteur ? bon je crois que ce n’est pas méchant.

Mes Commentaires

Une journée de 24 heures, ne serait elle pas très courte ? Je trouve pas le temps nécessaire pour combiner boulot, études, et navigation sur internet. Alors excusez si je ne suis pas très abondant.

Bonne toute chose à tous..

Qui est ce ? Et que veut-il ?…

Qui est-ce celui là qui gronde la religion ? « Grand », je ne le suis pas. Je suis plutôt de ptite taille (1.6 m c’est pas trop, non ?).

 

Ma jeune enfance n’a pas été marquée par de gros événements. Je menais le train « normal » de la vie. J’aimais les études, ou il me semblait, car  avec du recul je prends conscience que c’était un alibi, un engouffrement pour combler un certain manque affectif.

 

Je grandissait et une adolescence difficile m’attendais : ma timidité grandissait, mon corps non. Se développait en moi une peur vague des autres.


A 27 ans, je n’ai encore eu aucune relation avec une fille (je peux rivaliser avec les grands saints de ce monde, dommage). Hanté que j’étais par un sentiment d’infériorité, je pensais que je ne pourrais plaire. (Dites donc, toutes les filles n’attachent pas tant d’importance au physique, non ?)

A court de solutions, je cherchais refuge dans la religion. Je devins pratiquant (ici même en Tunisie, les pratiquants, ceux qui font la prière, se font de plus en plus rares : la religion on l’hérite, elle est là et point).

Je me désintéressais de cette vie profane, éphémère. Je fantasmais sur l’au-delà. Le paradis m’attendait de l’autre côté. Il fallait donc mieux bercer la religion, m’y consacrer. Il faut le dire : la grande majorité musulmane connaît la religion à travers un panaché de quelques versets du Coran appris dès l’enfance, et beaucoup du prêt-à-porter.

 

Hélas !! Mon esprit critique me mettais en sens inverse : des contradictions s’imposaient. Je ne les ai pas avalées.

J’ai dû passer une période de crise d’identité, de Vérité : Je priais dieu pour qu’il m’insuffle la foi. L’incertitude régnait. Je persistai, et le fort de la religion s’effondrait peu à peu.

 

Maintenant je suis passé outre : Dieu n’existe pas. Comment ce monde est créé ? Je ne saurai l’affirmer : Ce qui est certain ce qu’il n’est pas pour moi l’œuvre d’un dieu tel que les religions le présentent. C’est ma conviction personnelle. S’il y a une autre « force créatrice » qu’elle se manifeste et on verra s’elle mérite d’être un Dieu. En fait, mon athéisme provient de ma conception même de dieu : Ce monde est tellement complexe (à commencer par l’être humain même) que sa création demanderai un « génie » (l’adjectif me manque : disons le « parfait… »). Or les religions nous présentent un dieu, à mon avis, loin de l’être, je dirai même très naïf pour être un « dieureu » (est ce ainsi qu’on appelle un petit dieu ?).

 

Mais enterrer la religion, c’était aussi enterrer le refuge et la consolation que je cherchais tant. Il fallait une autre issue, la salvatrice : croire en moi-même, en l’Homme (désolé pour les femmes, je ne sais s’il y a un autre terme). Je crois que le plus grand rempart c’est de positiver, peut être même se moquer de la vie. Donner la plus grande importance à la vie et en même temps en faire fi : la contradiction ne serait elle pas une loi humaine ?

 

Je décide alors de suivre une psy pour résoudre les points « suspendus » (eh oui le passé, et même parfois le présent ne s’estompe pas aussi facilement : Il faut apprendre à se reprogrammer). Je cherchais un psy utilisant entre autres l’hypnose et la PNL qui m’intéressaient de plus en plus (développement personnel…). Je suis allé vers un « psy » qui faisait une « pub » dans un journal : Charlatan pur et simple exploitant les gens les plus sensibles et faisant du tort à la psy qui est déjà encore mal vue dans ce bled).

 

Pour le moment j’envisage de recourir à une psy d’origine française installée en Tunisie. Bien que j’ai des réticences envers la langue (j’écris oui, je lis encore plus, mais parler le français, les occasions ont manqué de le faire et ma timidité m’a fait manquée le reste). J’y crois pourtant.

 

Et le futur ?

Je n’ai nullement l’intention de rester en Tunisie : Je veux immigrer. Plusieurs choses m’éloignent de la société dans laquelle j’ai grandi. Mais pour Où aller ? Tu rigoles ? La France n’a pas l’intention d’accueillir plus de beurs. Je l’aimerai tant mais… Tout bien pesé, ils ont raison les français de ne pas vouloir plus d’immigrants. Plusieurs se sont cloisonnés pour former des communautés, en s’isolant de la  société française qui reste à bien des égards un modèle. Ils ont raté une grande occasion de s’intégrer dans une grande nation. C’est pas le paradis certes, non plus la caverne d’Ali Baba, mais la pâte est là et on aurait pu faire mieux.

 

Essayer avec l’immigration clandestine ne me présente aucun attrait, c’est répugnant même. La dignité est l’essence de la vie, je cherche de la valeur, je préfère rester presque chômeur (je suis dans le travail précaire) comme je le suis et ne pas « vivre » la vie des rats souterrains.

Maghrébin ça raisonne mal, et avec de l’arabo-musulman ça risque d’exploser. Pas de chance ?

Pourtant, j’essayerai de mon mieux.

Utopiste, peut être. Mais je milite aussi. Après une maîtrise en *********, je fais des études en informatique. Effet de mode ? Non. J’ai le fantasme que peut être la France aura besoin un jour de ptits informaticiens. Sinon voir d’autres pays surtout le québec.

Il faut accepter l’incertitude, et lorsqu’on aime il faut être patient, n’est ce pas la France.

 

09.10.2005

Paysage ramadanesque

Oh ma ville. Belle ville côtière et touristique, elle revêt un autre visage en Ramadan : Cafés et restaurants fermés (sauf quelques uns à vocation touristique) lui offrent un air maussade.

Vous n’aimez pas ce paysage ?

Alors allez aux souks et à la Médina. Ils  accaparent toute la vivacité de la ville : Toute la foule y est. En fin du compte, c’est plutôt un paysage « exotique ». Toutes ces marchandises étalées, ces odeurs d’épices, du pain de tout genre (l’hygiène n’est certes pas le plus grand souci) et tout ces gens qui « tuent » le temps en attendant l’heure de rupture de jeûne.

Jour ramadanesque

Deuxième jour de « Ramadan ». Un jour sans fin. Je fume en cachette. Pénible.

 

En principe, selon la religion musulmane, « Ramadan » est fait pour apprendre aux gens à maîtriser leurs  désirs et …. Et pourtant on assiste dans ce mois aux élans de consommation les plus extravagants, une sorte d’hystérie collective. C’est paradoxalement le mois où l’on consomme le plus : l’estomac c’est la reine.

Pourquoi ?

C’est peut être le fait que le « signal » s’affaiblit à travers le temps.

03.10.2005

Eh oui c'est moi et c'est Ramadan

Ma vie, mes idées sont à moi, mais quel plaisir à les partager.

 

Arabe, musulman, oui je le suis mais malgré moi.
J’en ai assez de cette société pleine de vices, de ces traditions archaïques, de ces croyances obsolètes. Assez de cet univers de tricheurs et de porteurs de masques.

 

Dieu, je n’y crois pas, et pourtant, demain ou après demain débute le mois de Ramadan. Faut-il que je porte le masque cette fois encore ? Simuler le musulman, jeûner tout un mois rien que pour faire plaisir à des gens qui ne le méritent pas (et qui ne sont d’ailleurs pas de vrais musulmans, car j’en connaît moi quelque chose à la religion). 

 

Pour ne pas me cacher la face, je dirai plutôt que j’ai peur d’eux : Peur de leur réaction envers un athée, un infidèle, un maudit comme ils le disent. Peur du rejet de mon entourage le plus proche, à commencer par ma famille même.

 

Ne pas croire en dieu (lequel d’ailleurs), est le fait de Satan, de la sorcellerie, des « jnouns ». C’est le cliché et c’est facile à y croire faute de pouvoir remettre en question ses croyances.
Toutes les idées (s’il y en a) doivent suivre des sentiers battus d’avance : « hallel » ou « Haram » ; le divin ou le profane. Une pensée qui tourne en rond autour de la notion du péché.

 

Ceci ne veut en rien dire que je vis dans société sainte où on prie jour et nuit. Loin s’en faut. C’est une société qui fait ce qu’elle n’y croit pas, et défend ce qu’elle ne fait pas.

 

Les tunisiens sont épicuriens (tant mieux pour moi), mais ce qui m’agace c’est qu’ils veulent déformer tout ce qui est beau : Les valeurs de compassion, d’entraide, d’honnêteté…sont délaissés, mais on les prône toujours avec la même soit disante ferveur de croyant.
L’amour et le sexe autant qu’ils sont recherchés, ils sont aussi massacrés à force de diffamations et de « harams ». Ils commencent bel et bien à s’émanciper grâce aux nouvelles générations, mais ils restent tachetés de préjudices, de malédictions et de tout ce qui est mal : Le sida et autres malheurs humains sont à leurs yeux la revanche inévitable de dieu. C’est épouvantable.

On aime trop juger, des jugements de valeurs non fondés émanant de personnes qui n’ont même pas la faculté de penser.

 

 

« Dieu » merci, que je suis en Tunisie : L’idée de vivre dans une autre société arabe m’aurait poussée à me suicider. Du moins les tunisiennes ont leurs droits (et tant pis pour tous ceux qui veulent une société « virile ») et on est plus « ouverts » dans nos comportements. J’en veux pas des femmes voilées et des foulards cachant des corps (si et seulement si elle émane d’une vrai croyance, je n’y suis pas contre les libertés individuelles) : Je veux voir des visages souriants, des fesses, des seins et des cuisses… je ne suis pas habité par le sexe mais je n’aime (et je suis contre) qu’on voit en la femme l’incarnation du pêché. Bonne continuation les tunisiennes, le ptit foufou vous encourage.

 

C’est la première fois que je m’exprime, c’est pourquoi j’avoue que je suis allé trop loin et que j’ai eu tendance à mettre tout le monde dans le même sac et je m’en excuse mais il fallait transcender au moins une fois. La réalité est plus radieuse que cette esquisse que j’ai étalée. Il y a du beau monde et je crois, même si les faits s’acharnent à me contredire, qu’on chemine vers un « monde » meilleur car la seule croyance que je m’efforce d’avoir c’est l’Homme ( j’aimerai plutôt dire la Femme car je n’apprécie guère cette dominance masculine).
Amen